Calendrier

« Octobre 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031 

ABF Aquitaine

Echanger des informations sur les bibliothèques et faciliter les contacts entre les bibliothécaires aquitains, membres ou pas de l Association des Bibliothécaires de France

Blog

Catégories

Derniers billets

Compteurs

Liens

Fils RSS

14 propositions de Frédéric Mitterrand pour le développement de la lecture

Par ABF Aquitaine :: 22/04/2010 à 18:23 :: On en parle
Après l’annonce de la nomination de Patrick Bazin à la tête de la BPI : A lire , les propositions du ministre de la Culture pour le développement de la lecture en 3 axes :

1 – Développer à partir de ses grands établissements nationaux (Bibliothèque publique d’information, Bibliothèque nationale de France) et manifestations nationales (une nouvelle fête du livre fondée sur un principe participatif) une action volontariste, fondée sur des principes nouveaux et visant l’exemplarité.
2 – Accompagner les acteurs territoriaux pour répondre à ces nouveaux défis :
- Favoriser la fréquentation des bibliothèques publiques en augmentant leur amplitude horaire,
- Mettre en place de nouveaux contrats « Territoires-lecture » avec les collectivités territoriales afin de mobiliser l’ensemble des acteurs pour développer les pratiques de lecture,
- Proposer aux collectivités territoriales un « contrat numérique » pour leurs médiathèques afin de mieux faire face aux nouvelles pratiques liées à l’émergence d’une culture de l’écran,
- Mettre en œuvre la formation nécessaire pour développer les compétences adéquates des agents publics.
3 – Encourager le travail de fond des associations qui œuvrent en direction des jeunes, en direction des populations en situation d’exclusion sociale, sur les territoires ruraux, vis-à vis des populations d’origine étrangère et les populations dites « empêchées » (prison, hôpital…) ainsi que les personnes handicapées.

Les 14 propositions pour le développement de la lecture : synthèse
1. Un nouveau projet pour la bibliothèque publique d'information (Bpi) pour en faire un établissement pilote et innovant en matière de lecture publique
2. Développer l’action de la Bibliothèque nationale de France en direction des populations éloignées de la lecture
3. Etendre les horaires d’ouverture pour les 50 bibliothèques municipales les plus importantes
4 à 7. Proposer aux collectivités territoriales un contrat numérique pour les bibliothèques décliné en 4 volets
8. Lutter contre les inégalités territoriales d'accès au livre et à la lecture par la création de « contrats Territoires-lecture »
9. Soutenir et accompagner les associations qui travaillent au développement de la lecture chez les jeunes et auprès des populations éloignées de la lecture
10. Une nouvelle fête du livre à l’impact populaire accru : A vous de lire !
11. Familiariser l’enfant avec la lecture dès le plus jeune âge : l’extension de l’opération « Premières Pages »
12. Développer et coordonner les services numériques des bibliothèques françaises dans le cadre d'un Schéma numérique des bibliothèques
13. Rénover les outils de connaissance de l'activité des bibliothèques publiques sur l’ensemble du territoire national pour une meilleure évaluation de leurs activités
14. Proposer aux collectivités territoriales un système d'information partagé pour l'observation des politiques du livre et de la lecture


Nous vous invitons à en débattre à la suite de ce billet ...

Téléchargement ou streaming

Par ABF Aquitaine :: 16/05/2009 à 21:09 :: On en parle

Téléchargement ou streaming, quelle offre en ligne pour les bibliothèques

Face à la réduction annoncée de la production de compacts disques musicaux, les bibliothèques ou médiathèques doivent se préparer à proposer une offre musicale en ligne.

Il est temps de cesser de considérer internet comme une concurrence aux bibliothèques. Beaucoup de collègues étrangers, pas seulement les anglo-saxons, ont investis le web comme l’une des composantes des services aux usagers. Proposer des ressources en ligne fait partie intégrante des missions d’une bibliothèque sinon c’est accepter ici plus qu’ailleurs que seul peut régner une offre commerciale ou le magma, certes riches, d’une offre illégale. Les six hypothèses évoquées ici par Dominique Lahary posent de manière lumineuses les enjeux mais je suis plus optimiste que son billet sur la place des bibliothèques . Les évolutions à venir seront probablement un remixage des scénarios qu’il évoque: orienter les usagers dans l’explosion documentaire du web, participer à la société de la connaissance en créant des articles synthétiques sur des sujets ainsi que proposer des ressources en ligne en les documentant et en leur donnant du sens au-delà du simple signalement.

Le réflexe s’installe ou est déjà bien ancré pour certains: aller sur le net pour découvrir et écouter un artiste. Nos sites ou nos portails internet ont tout intérêt à se mettre au diapason, c’est à dire inclure de l’écoute musicale soit via des playlists soit directement dans nos catalogues.

Plusieurs bibliothèques se sont lancées dans des expériences soit le téléchargement légal avec Ithèque ou Bibliomédias et/ou du streaming avec l’offre Naxos soit l’écoute sur place de musique libre ou de leur catalogue via leurs OPAC,  via des bornes ou des PDA. Nous trouvons de plus en plus de playlists thématiques sur nos sites institutionnels.

Sous réserve d’une rétribution des ayant-droits ou d’une exception législative pour les bibliothèques, les bibliothèques auraient pu mettre en oeuvre une solution presque idéale: numérisation collaborative au niveau régional voire national des collections de compacts disques pour mise à disposition en ligne via un portail commun. Malheureusement la loi dite Hapodi, adoptée le 13 mai 2009, ne permet pour l’instant qu’une numérisation à des fins de sauvegarde et limite à l’écoute sur place sur des terminaux dédiés. Cette avancée depuis la DADVSI a été obtenu grâce à l’action de l’IABD.

Dès lors les développements actuels de la musique en ligne nous offrent pour l’instant deux alternatives:

  • le streaming, c’est à dire l’écoute en direct sans téléchargement du fichier musical sur son ordinateur. Cette approche semble avoir la faveur de nombreux collègues. Avantage: moins de problèmes de droit, pas de gestion de portail pour le téléchargement; inconvénients: absence de maitrise de l’offre, selon le bon vouloir ou les contraintes du fournisseur de streaming des contenus peuvent disparaître, la bibliothèque ne possède plus la musique mais est abonnée à un flux variable, suppose que l’usager a un accès internet via un ordinateur ou via un téléphone mobile
  • le téléchargement, c’est à dire l’enregistrement provisoire contrôlé par DRM (Digital Right Management) du fichier musical sur son ordinateur avec transfert ou non vers un appareil mobile type baladeur numérique ou téléphone mobile. Cette option semble en perte de vitesse, notamment à cause de catalogue pas assez étoffé du côté des majors, du fonctionnement des DRM et de doutes quant à l’intérêt de nos usagers pour ce type de téléchargement face aux offres commerciales sans DRM, au p2p et au streaming. Avantages: une meilleure maitrise de l’offre (sélection possible dans l’offre globale pour mettre en avant certains contenus), plateforme de valorisation des contenus, offre déconnectée possible. Inconvénients: méfiance vis à vis des DRM, les DRM ne sont pas 100% compatibles avec toutes les configurations et tous les baladeurs numériques, obligation pour l’usager de télécharger sur son ordinateur un programme gérant ces DRM, les fichiers n’appartiennent pas à la bibliothèque.

Face à ces perspectives êtes-vous streaming ou téléchargement?

source XG_BLOGNOTES

Non aux bibliothèques qui soutiennent Amazon…

Par ABF Aquitaine :: 06/01/2009 à 11:17 :: On en parle

Amazon permet de récupérer dynamiquement les couvertures, les présentations voire les commentaires publiés sur cette librairie. Ce service unique est utilisé par de nombreux blogueurs, par des sites consultés par les bibliothécaires (Zazieweb, Moccam) et à présent par des sites de bibliothèques qui ont besoin de ces éléments pour enrichir les notices de leurs catalogues.

Un service gratuit, aussi puissant, en période de crise, vous allez me dire très bien! Sauf qu’il y a un hic.
Le contrat d’Amazon exige en retour derrière l’image récupérée un lien vers la notice correspondante sur le site d’Amazon. Ainsi, grâce à cet échange de bons services, Amazon tisse sa toile sur le Net.
Heureusement, que Google pondère les résultats. Car à présent, vous taperiez n’importe quel titre, n’importe quel auteur dans la fenêtre de ce moteur, vous devriez tomber en premier sur un lien qui renverrait vers Amazon!

A juste titre, les bibliothécaires ont vivement réagi à la numérisation de leurs fonds par Google, craignant la création d’un monopole. Le combat est aujourd’hui le même pour les libraires sur le Net… et il serait regrettable que des bibliothèques participent avec de l’argent public (les modules fournis par les prestataires ne sont pas gratuits) à l’extension de la toile d’araignée d’Amazon.

- Je n’accepte pas les réponses libérales du type «il n ’y a que ce service» qui sonne comme après moi le déluge.

Par Bernard Strainchamps (Bibliosurf) •via Livres échanges du site Libération

Cadeaux de noël pour bibliothécaires

Par ABF Aquitaine :: 14/12/2008 à 9:32 :: On en parle

(source Bibliosession
2.0)


Bon sacrifions à la tradition ! Vous adorez les bibliothécaires, les livres, les documentalistes, les chignons et tout ce qui tourne autour de cet univers ? alors voilà des idées de cadeaux pour que ce noël 2008 soit placé sous l’hospice des saints adéquats de la bibliothéconomie !

Pour vous messieurs, vous allez craquer devant cette magnifique cravate tout à fait discrète :roll: :


A moins que, mesdames, vous ne préfériez un article hypeeeer subversif (la bibliothécaire rebelle,oh yeah !) : un bracelet ou un badge qui affiche que vous avez lu des livres censurés !

Mais vous pouvez aussi porter en bandoulière votre condition de bibliothécaire bien informé en affirmant haut et fort sur vos fringues le texte suivant, qui sera très apprécié à l’heure de la protection des données personnelles…

Les fonctionnaires méritant seront primés, les autres non

Par ABF Aquitaine :: 01/11/2008 à 14:57 :: On en parle
La PFR (prime de fonctions et de résultats) sera mise en place dès l'année prochaine dans le secteur de l'Éducation

La PFR (prime de fonctions et de résultats) devrait être mise en place dès 2009 pour environ 200 000 fonctionnaires faisant essentiellement partie de la « filière administrative » selon le Figaro.

Le décret qui va mettre ce système en place devrait paraître en novembre. Les premiers à être rémunérés selon le système de la PFR seront les attachés et attachés principaux dépendants des Affaires étrangères, de l'agriculture, de l'Environnement, du Conseil d'État et de l'Éducation.

La PFR se décompose en deux parties. La première concerne la fonction, elle est liée à la nature de l'emploi, le degré de responsabilité, et d'autres critères. Elle constitue une base fixe qui est décidée par le ministère dont dépend l'emploi et elle représente 60% de la PFR. La deuxième est liée aux « résultats » obtenus par le fonctionnaire, elle est donc variable soumise au mérite et elle représente 40% de la PFR.

Les syndicats ne sont pas très confiants. Ce système leur a été présenté il y a une douzaine de jours. Mylène Jacquot de la CFDT explique notamment qu'« il y a un risque d'arbitraire dans l'évaluation des agents par leurs supérieurs. Quels seront les critères ? Nous demandons en tout cas que les évaluateurs soient sérieusement formés ». Les discutions entre le gouvernement et les syndicats ont mené à un accord. La première année aucune baisse de salaire ne sera autorisée.

source Le Figaro via actualitte.com

WiFi en bibliothèques : les syndicats refusent le dialogue avec Paris

Par ABF Aquitaine :: 20/09/2008 à 19:00 :: On en parle
Pas vraiment très constructif comme situation...

De longue date, le WiFi est sujet à de nombreuses polémiques dans les établissements de Paris. M. Delanoé ayant décidé que sa ville serait numérique, on avait installé des bornes un peu partout, mais des employés se sont plaints.

Aujourd'hui, alors que se tenait le Comité d'Hygiène et de Sécurité, l'intersyndicale CGT, CFTC, FO, SUPAP-FSU, UCP et UNSA, a refusé de se rendre à la réunion, privant « le personnel d'informations essentielles pour leurs conditions de travail », comme l'affirme la Ville de Paris. Une attitude qu'elles qualifient « d'entrave au dialogue ».

Plus de 59 bibliothèques de la Ville ont été WiFisées depuis l'été 2007, avec des normes respectant les mêmes caractéristiques que les bornes utilisées par les particuliers, ou dans d'autres lieux publics, comme les gares, aéroports ou université. Et en septembre 2007, l'intersyndicale avait réclamé que quatre d'entre elles soient désactivées, le temps que « les mesures du niveau de champ électrique » soient prises.

Une dangerosité bien inférieure au seuil réglementaire

Dans un communiqué, la Ville explique que « les résultats des mesures effectuées sur les installations Wi-Fi de quatre bibliothèques ont confirmé des niveaux de 80 à 400 fois inférieurs au seuil réglementaire ». D'autre part, « des visites médicales ont été proposées à tous les agents, qui ont signalé des maux liés au Wi-Fi. Aucune pathologie n’a été diagnostiquée ».

Toute discussion devant se mener sereinement, la Ville enjoint l'intersyndicale à accepter de venir siéger au CHS pour que les mesures et les résultats soient présentés. De leur côté, les syndicats estiment que les experts qui ont fait les relevés ont été choisis par la ville, remettant ainsi leur jugement en question.

WiFi, or not WiFi, c'est vraiment la question...


(source Actualitte.com)

Penguin offre des ebooks et audiobooks aux bibliothèques

Par ABF Aquitaine :: 29/08/2008 à 8:43 :: On en parle
Initiative intelligente pour développer le secteur des lecteurs de livres électroniques.

Les bibliothèques publiques peuvent désormais prêter des livres électroniques et audio, tels que Stephen King et autres Nick Honrby, publiés par Penguin Group, par l'intermédiaire d'OverDrive qui a la charge de leur distribution.

Avec plus de 7500 bibliothèques partenaires de l'OverDrive center, c'est un publique extrêment vaste que l'éditeur pourrait toucher. La société dispose déjà de plus de 150.000 ebooks, auxquels les bibliothèques peuvent avoir accès, et si le nombre de titres déployés par l'éditeur n'est pas connu, on assure que ce sont tous des succès de librairie et des best-sellers.

Les utilisateurs téléchargeront ces livres au format Mobipocket PC ou PDF. Bien sûr cette initiative américaine est limitée, mais pour savoir si l'établissement est membre de la communauté OverDrive, un outil de recherche a été mis à disposition.

Pour John Fanagan, directeur marketing de Penguin, « l'association avec OverDrive nous donne une occasion unique d'offrir notre vaste collection au marché des bibliothèques numériques et de fournir la qualité de nos titres à plus grand nombre de lecteurs ».

D'autre part, si les prêts sont gérés via des DRM, limitant l'accès aux livres dans le temps - imaginons un prêt limité à trois semaines, lequel serait alors inutilisable à ce terme - on résoudrait alors un gros problème de gestion des stocks et surtout des retours en retard. Ce problème coûte parfois très cher aux établissements.

(source Actualitte.fr)

Plutôt la prison...

Par ABF Aquitaine :: 29/08/2008 à 8:40 :: On en parle
Plutôt la prison que de ramener un livre dangereux à la bibliothèque
Et plutôt outrage à magistrat que deux sous de bon sens...

Alors que certaines usagères de bibliothèques se font passer les menottes à leur propre domicile quand elles négligent de ramener en temps et en heure le livre qu'elles ont emprunté, d'autres se révoltent d'une lecture malsaine et font de la résistance.

Cette citoyenne de l'État du Maine a ainsi déclaré qu'elle préférait « aller en prison plutôt que de rendre à la bibliothèque un livre qu'elle juge dangereux ». Et elle pourrait bien voir son souhait exaucé cette semaine.

Un juge a en effet ordonné, et quand un juge ordonne, généralement, on obéit, à Joan Karkos de retourner le livre intitulé 'It's Perfectly Normal: Changing Bodies, Growing Up, Sex and Sexual Health' à l'établissement où elle l'a emprunté. Mais que nenni ! Joan a décrété que ce livre viole les convenances de la ville, et condamne fermement, tout en réaffirmant qu'elle ne le rendra pas !

Si le bouquin est en effet illustré avec dessins, qui désignent l'abstinence, la masturbation ou les maladies sexuellement transmissibles, il n'a manifestement rien d'un ouvrage pornographique.

Joan a jusqu'à 16 heures vendredi pour rendre le livre, sinon, elle sera condamnée pour outrage à magistrat.

(source Actualitte.fr)

Les bibliothécaires du monde entier se sont retrouvés à Québec

Par ABF Aquitaine :: 25/08/2008 à 11:05 :: On en parle
Le 74e congrès de la Fédération internationale des bibliothèques (Ifla) a accueilli 5000 bibliothécaires des cinq continents dans un cadre à la fois studieux et festif, avec pour une fois, la francophonie à l'honneur.

(source <livres hebdo)

Médiathèque de France, un site très utile pour les professionnels

Par ABF Aquitaine :: 21/08/2008 à 9:48 :: On en parle
Un site vient d'apparaître sur la toile qui devrait simplifier la communication pour les médiathèques, les bibliothèques et les associations culturelles. Il s'agit de Médiathèque de France. Ce site offre aux professionnels de ce milieu la possibilité d'écrire des articles pour annoncer leurs événements.

Qu'il s'agisse de rencontre, débats, séances de dédicaces, concours, ou toutes autres informations en rapport avec leur médiathèque, leur bibliothèque, ou leur association les professionnels pourront rédiger un article qui apparaîtra sur le site. Il est possible en outre, d'écrire un papier plus général sur le métier en lui-même.

Pour cela, il faut bien sûr s'inscrire sur le site et donc être en charge d'une médiathèque, d'une bibliothèque, ou d'une association culturelle. Pour la suite pas de soucis, vous trouverez un tutoriel pour vous expliquer comment mettre un article en ligne. L'éditeur de texte du site est un outil simple et plutôt facile d'accès.


Médiathèque de France possède aussi espace forum réservé aux inscrits qui leur permettra de discuter de leur façon de voir le métier mais aussi d'échanger sur les problèmes d'organisation, de gestion, sur les nouvelles techniques. D'avancer ensemble tout simplement.

De plus un annuaire des médiathèques et des bibliothèques est disponible. Les articles et les annuaires sont consultables par tous les internautes. De plus les professionnels en rapport avec les activités des médiathèques et des bibliothèques, c'est-à-dire les fournisseurs de services ou de matériels pourront se faire inscrire dans l'annuaire qui leur est consacré et écrire des articles, mais leur inscription, elle, ne sera pas gratuite.

Nous souhaitons longue vie à ce nouveau venu sur la toile qui nous n'en doutons pas devrait rapprocher les professionnels du milieu des médiathèques et des bibliothèques.

(actualitte.com)

Les DRM, malédiction inévitable pour les ebooks ?

Par ABF Aquitaine :: 19/08/2008 à 9:13 :: On en parle
Il est certain que l'industrie du livre se heurte à l'exploration du numérique et rencontre les mêmes problèmes que ceux qui se posèrent au monde de la musique voilà quelques années. Et le dénominateur commun tient en trois lettres : DRM. Ou Digital Rights Management. Ces verrous de protection permettent d'empêcher le partage des fichiers ou de limiter le nombre de lectures, voire de lier un fichier à un appareil... Et sans cette mesure de protection, les éditeurs redoutent que le partage abusif ne mette leur entreprise en péril. Ils oublient peut-être de craindre que cela rebute radicalement le consommateur.

Offre attrayante de confiance, contre verrou de sécurité

Dans son rapport sur le livre numérique, Bruno Patino affirme pourtant que la confiance et une offre « loyale » seraient bien plus attrayantes pour le consommateur, mais surtout plus profitables pour l'éditeur.

Mais on découvre depuis quelque temps ce qui est appelé DRM social, nouvelle forme de verrouillage. Le DRM se compose en effet de deux volets : l'un est un élément technique qui identifie le client, l'autre est un aspect social qui personnalise le média ainsi acheté.

Le premier, concernant les ebooks, permettrait alors de retracer le parcours du fichier acheté, et de remonter jusqu'à la source qui a partagé le livre. Une sorte de filigrane numérique, qui, même s'il ne resistera pas à des attaques rondement menées, devrait assurer une certaine maîtrise, dans un premier temps en tout cas.

Personnaliser les DRM ?

Mais le problème qui intervient dans ce cas est la relation de confiance établie entre l'acheteur et l'éditeur. Car si l'aspect technique est effectivement problématique, reste que le côté social prime : c'est sur lui que repose toute la relation. Il est fondamental, pour éviter les erreurs du passé, d'avertir le client que son fichier dispose d'un verrou technique. Sony en avait payé les pots cassés voilà quelques années pour des CD contenant des rootkits.

Mais pour que la pilule passe mieux, il faudrait alors que le DRM soit personnalisé, et qu'il évoque moi pour le consommateur les barreaux d'une prison, qu'une forme de personnalisation. Évoquons dès lors la possibilité d'un avatar ou tout autre moyen qui donnerait à l'ebook un côté plus personnel. On pourrait tout aussi bien envisager une carte d'identité qui servirait à rendre l'ebook vraiment original, et engendrerait alors un phénomène de collection, un peu à la manière d'un livre que l'on achète chez un bouquiniste en sachant qu'il a appartenu à tel ou tel auteur.

Reste que sans DRM, c'est toujours mieux. Mais si on n'a pas le choix, autant proposer des solutions un tant soit peu attrayantes...

(source Actualitte.com)

Modalités d'inscriptions aux concours des bibliothèques

Par ABF Aquitaine :: 17/08/2008 à 13:24 :: On en parle

A partir de l'année prochaine, donc de la session 2009, les concours d'État des bibliothèques ne seront plus organisés par l'enssib mais directement par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche :

  • Concours de conservateur des bibliothèques (externe et interne)
  • Concours de bibliothécaire (externe et interne)
  • Concours de bibliothécaire adjoint spécialisé (externe et interne)
  • Concours de magasinier principal de deuxième classe des bibliothèques (externe et interne)
La nouvelle adresse de références devient donc : http://www.education.gouv.fr/pid204/concours-et-recrutement.html, l'enssib gardant un rôle d'information et de relais.

Cette nouveauté aura de facto un certain nombre d'incidences sur les modalités de passage des concours :

1. Centres d'épreuves

Déjà les centres d'épreuves se voient multipliés : désormais, en su des seuls Lyon, Paris et centres hors métropole, les candidats s'inscriront et passeront les épreuves écrites dans l'académie dans laquelle ils ont leur résidence administrative pour les internes et dans l'académie où ils ont leur résidence personnelle pour les externes. Plus exactement :

  • Les inscriptions sont réalisées auprès du rectorat d'académie du lieu de résidence.
  • Les épreuves écrites ont lieu dans l'académie d'inscription du candidat.
  • Les candidats ne peuvent s'inscrire que dans une seule académie.

2. Dates d'inscription

Les inscriptions se feront désormais par voie électronique de préférence, sachant qu'il sera toujours possible d'envoyer le dossier par voir postale. Ces dernières auront lieu également en deux temps : d'abord l'inscription proprement dite, puis la confirmation quelques semaines plus tard. L’adresse d’inscription et de confirmation des inscriptions est : http://www.education.gouv.fr/siac3

Pour la session 2009, les dates d'inscription aux concours externes et internes 2009 des corps des conservateurs, bibliothécaires, BAS et magasiniers principaux de 2e classe sont fixées aux dates suivantes : du jeudi 11 septembre 2008 à partir de 12 heures au mardi 21 octobre 2008 à 17 heures.
Il leur sera demandé de confirmer leur inscription du jeudi 30 octobre 2008 à partir de 12 heures, au jeudi 13 novembre 2008 à 17 heures.

L'inscription au concours réservé aux élèves de l'école des Chartes et à l'examen professionnel pour assistant des bibliothèques de grade exceptionnel demeure aux dates habituelles.

3. Résultats

Les résultats des concours seront également disponibles en ligne sur l'application Publinet.

  • Si vous êtes admissible : vous pourrez consulter les informations relatives au déroulement des épreuves d'admission
  • Si vous n'êtes pas admissible : vous pourrez immédiatement prendre connaissance des notes qui vous ont été attribuées par le jury aux épreuves d'admissibilité.
  • Si vous êtes admis ou non admis : vous pourrez immédiatement prendre connaissance des notes qui vous ont été attribuées par le jury à l'ensemble des épreuves.

4. Calendrier des concours

Le calendrier des concours est déjà en ligne, mais à ma connaissance pas encore publié dans le JO donc pas définitif. Je vous renvoie dès lors au site du ministère : http://www.education.gouv.fr/cid5539/calendrier-des-concours-des-bibliotheques.html

Catégorie A

Conservateur Chartiste

  • Admission : date à préciser ultérieurement


Conservateur d'Etat externe et interne

  • Epreuves écrites : 

- Première épreuve (composition) : jeudi 23 avril 2009 de 9 heures à 14 heures.
- Deuxième épreuve (note de synthèse) : vendredi 24 avril 2009 de 8 heures 30 à 12 heures 30.
- Première partie de l'épreuve d'admission de langue du concours externe : vendredi 24 avril 2009, de 15 heures 30 à 17 heures 30.

  • Admission (épreuves orales) : date à préciser ultérieurement

Bibliothécaire

  • Epreuves écrites :

- Première épreuve :  jeudi 05 février 2009, de 8 heures 30 à 11 heures 30
- Deuxième épreuve : jeudi 05 février 2009, de 14 heures 30 à 17 heures 30

  • Admission (épreuves orales) : date à préciser ultérieurement
Catégorie B

Bibliothécaire adjoint spécialisé externe et interne

  • Epreuves écrites :

- Première épreuve : vendredi 27 février 2009, de 8 heures 30 à 11 heures 30.
- Deuxième épreuve : vendredi 27 février 2009, de 14 heures 30 à 17 heures 30.

  • Epreuves orales : date à préciser ultérieurement

Assistant des bibliothèques externe et interne : pas de concours ouvert pour la session 2009

Catégorie C

Magasinier principal de deuxième classe

  • Epreuves écrites :

-  Première épreuve  (rédaction) : jeudi 26 mars 2009, de 9 heures à 11 heures.
- Deuxième épreuve (questionnaire) : jeudi 26 mars 2009, de 14  heures à 15 heures.

  • Admission (épreuves orales) : date à préciser ultérieurement

Le Musée de la BD d’Angoulême

Par ABF Aquitaine :: 30/07/2008 à 15:45 :: On en parle

...ouvrira avec six mois de retard

 

Le nouveau Musée de la bande dessinée d’Angoulême ne sera pas prêt pour le Festival de la BD qui aura lieu en janvier prochain. Son inauguration aura lieu six mois plus tard, en juin 2009.

Armel Le Ny nous apprend dans la Charente Libre de ce vendredi 25 juillet, que le nouveau Musée de la BD n’ouvrira pas ses portes avant le mois de juin. La rénovation du bâtiment ne sera terminée qu’à la fin de l’année 2008. Le CIBDI, La Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l’Image, ne disposera pas du temps nécessaire pour y monter les expositions permanentes et temporaires pour être prêt pour la fin janvier. Les festivaliers devront prendre leur mal en patience et continuer à visiter l’imposante structure de verre qui les abritait jusqu’ici.

Gilles Ciment, le directeur du CIBDI ne voit que des avantages à ce retard. Selon lui, il n’y aura pas de télescopage médiatique entre le Festival et l’ouverture du Musée. En d’autres termes, l’événement majeur du début de l’été 2009 sera son ouverture. Celle-ci marquera symboliquement la fusion entre la Maison des Auteurs et le Centre National de la Bande Dessinée et de l’Image (CNBDI) dont nous vous parlions en décembre dernier.

La grande passerelle qui joindra le centre d’Angoulême et le Musée de l’autre côté de la Charente est terminée (notre photo). Mais, selon nos renseignements, elle doit être refaite... car elle ne supporte pas, nous a-t-on dit, les véhicules de secours des pompiers !

JPEG - 51.4 ko
La passerelle qui relie la ville d’Angoulême au Musée de la BD
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

(source ActuaBD)

La bibliothèque buissonnière ou l'art de conter en plein air

Par ABF Aquitaine :: 27/07/2008 à 16:11 :: On en parle
Une bien belle initiative pour nos charmantes petites têtes blondes

C'est l'été et vos enfants ne veulent certainement pas aller s'enfermer dans une bibliothèque pour lire. C'est peut-être le moment de faire la bibliothèque buissonnière !

Tous les mardi à l'aire de jeu de Bois-Boissel à Saint Brieuc (Côtes-d'Armor) jusqu'au 29 juillet et à partir du 31 juillet jusqu'au 21 août tous les jeudis au parc de la Ville-Oger (commune de Saint Brieuc), deux bibliothècaire accueillent les enfants et les parents dans une bibliothèque bien spéciale.

En plein air dans un parc, Magalie Adam et Catherine Guyomard, proposent des lectures animées de contes. Les enfants peuvent aussi lire tout seuls s'ils le désirent. Leur projet la bibliothèque buissonnière à vu le jour en 2000. Magalie Adam explique : « les enfants étaient très turbulents en salle. Ils voulaient aller lire dehors et que je vienne avec eux ». Avec la complicité d'une stagiaire dont le projet de mémoire était de créer une bibliothèque de rue, elles ont lancé cette formule.

Dans un premier temps, la bibliothèque buissonnière « s'inscrivait dans le planning » des centres sociaux du Point du jour et de la Croix Saint-Lambert mais aujourd'hui ce n'est plus le cas et nos deux bibliothécaires continuent toutes seules à illuminer d'histoires merveilleuses les journées des enfants de Saint Brieuc. Et ceux-ci participent toujours avec joie et entrain aux lectures de Magalie et Catherine.

(source actualitte.com)

Classification d'âge pour les livres : les auteurs ont voix au chapitre

Par ABF Aquitaine :: 27/07/2008 à 16:09 :: On en parle
Finalement...

Les éditeurs semblent revenir sur leurs positions premières suite à cette troisième réunion entre la Publishers Association et la Society of Authors, avec à sa tête Philip Pullman, fort d'une pétition largement suivie, récemment signée par J.K. Rowling.

Les éditeurs refusaient en effet aux auteurs le droit de veto sur l'apposition d'une étiquette indiquant une classification d'âge pour les livres. Ces derniers y voyaient alors mille morts et clamaient qu'il s'agissait d'une atteinte à leur travail. D'autant que la mise en place de cette procédure approche et que les consultations se multipliaient sans résultat.

Ne pas demander leur avis serait « presque inconcevable »

Eh bien les éditeurs ont changé leur fusil d'épaule : il serait « presque inconcevable » que les auteurs ne soient pas consultés, estiment-ils. Mais les débats portaient également sur la consultation des auteurs avant qu'un livre ne soit publié ou republié. Une période de décision entre auteur et agent doit précéder, avec la possibilité d'un face à face avec l'éditeur.

En cas d'avis favorable à la mention d'un âge limite, il revient à ce dernier « d'examiner les vues de l'auteur sur le groupe d'âge qu'il vise, pour chaque livre écrit », mais également de prendre en compte sa connaissance du marché et son avis d'expert dans le domaine. En espérant bien sûr que l'on parvienne à un consensus sur la tranche la plus appropriée et le symbole qui lui est relié.

On évite le principal débat

Pour les éditeurs, la priorité est désormais de consulter les auteurs pour les titres en cours de publication ou à venir pour la rentrée littéraire. Pour autant, les auteurs ne sont pas satisfaits : Mark Le Fanu, secrétaire général de le SA estime que les éditeurs font hâtivement l'impasse sur le fait que les auteurs refusent en masse cette classification. Ce coup en touche, visant à donner le choix entre une mention ou pas de mention, oublie de considérer la légitimité de cette mention.

(source actualitte.com)

De la bonne croissance des bibliothèques au Canada

Par ABF Aquitaine :: 27/07/2008 à 16:07 :: On en parle
L'envie de lire n'a jamais été aussi forte, de même que le nombre de titulaires de cartes.

À l'époque d'Internet, ce genre de nouvelle réjouit le coeur des bibliothécaires. « Les gens disent que les bibliothèques sont en train de mourir à cause d'Internet, explique Beth Barlow, de la Surrey Public Library. Mais nous constatons une forte croissance des personnes qui prennent une carte de bibliothèque, ainsi qu'une augmentation de la circulation de nos fonds. »

À Surrey, entre 2005 et 2007, c'est +15 % de personnes, par exemple. Mais il est vrai que Toronto possède le plus fort taux d'établissements publics au monde par habitant, avec 1,2 million de titulaires pour 28,9 millions d'articles, dans 40 langues, qui circulent annuellement. Certaines comptent même des listes d'attente pour les inscriptions.

Des grèves à Vancouver

Pour Vancouver, la situation est différente, où l'on pâtit encore des grèves de travailleurs publics qui ont sévi. Alors qu'en 2006, 10 millions d'articles furent échangés, les relations se sont dégradées, constate Corinne Durston, la directrice des services jeunesse.

Pourtant, on se tourne vers l'avenir : un autre établissement est prévu dans un complexe à One Kingsway. Et les crédits ont grappillé quelques deniers, en touchant 4,5 millions $ canadiens pour l'achat de livres. La traque commence, et tout particulièrement pour des livres de politique.

Engouement pour les livres vus à la télé

Autre signe : les recommandations données par Oprah Winfrey, ce fameux objectif annoncé par le SNE, lors d'une récente réunion. L'attrait du public pour ces best-sellers est évident, et le public réclame en masse ces ouvrages vus à la télé et conseillés par l'animatrice.

Les bibliothèques cherchent à toucher tous les membres de la communauté, de l'universitaire qui souhaite un policier, et peut-être sera attiré par un thriller. « La bibliothèque idéale ressemblerait à une libraire, parce que c'est le meilleur moyen de promouvoir le livre », explique Susan Caron, directrice de la gestion des collections de la bibliothèque publique de Toronto.

Alternative moins chère à la vie

Pour Beth Barlow, de Surrey, reste que les finances jouent beaucoup dans le choix d'un emprunt : « Lorsque les gens n'achètent pas, ils ont tendance à penser : 'Il y a une bibliothèque, je n'ai pas besoin de me procurer ce CD, je vais d'abord l'écouter en premier.' Ou encore : 'Nous ne pouvons pas aller à un spectacle de soir, mais la bibli offre des DVD'. »

(source actualitté.com)

Un appel contre la dérégulation du marché du livre

Par ABF Aquitaine :: 03/07/2008 à 20:03 :: On en parle

Un appel contre la dérégulation du marché du livre

Source livres hebdo

(Photo : L'appel publié par “Le Monde”)

80 personnalités du monde du livre, dont Bernard Pivot et Patrick Poivre d'Arvor, signent un texte visant à prolonger et amplifier la mobilisation en défense de la loi du 10 août 1981 sur le prix unique du livre.

Un appel “Pour le livre, contre la dérégulation”, publié dans Le Monde du 2 juillet et accessible sur Internet à l'adresse http://pourlelivre.net, a été signé par 80 personnalités du monde du livre et continue de recueillir des signatures.

Le texte qui défend “la loi Lang ” du 10 août 1981 sur le prix unique du livre a notamment été signé par Bernard Pivot, Patrick Poivre d'Arvor, Michel Onfray, Erik Orsenna, Alberto Manguel, Françoise Chandernagor comme par les grands noms de l'édition française et de la librairie traditionnelle, auxquelles s'ajoutent ceux des dirigeants des chaînes de grandes surfaces spécialisées comme la Fnac, Virgin et Cultura, et même de la librairie en ligne Alapage.com.

Le président de l'Association des bibliothécaires français et celui de la Société des gens de lettres se sont également associés à l'appel.

De son côté, le groupe Hachette Livre, dont le P-DG n'a pas signé le texte, a réaffirmé simultanément son attachement à la loi Lang dans un communiqué spécifique.

Les signataires entendent sensibiliser le grand public, mais aussi les hommes politiques, à la problématique du prix du livre, car “beaucoup d'idées fausses sont colportées sur la loi par quelques multinationales du commerce culturel ”.

Leur texte explique comment et pourquoi “la loi du 10 août 1981 n'est ni obsolète ni corporatiste. Si elle mérite un débat, précise-t-il, c'est pour la rendre plus vivante et plus forte encore”.

Pour les signataires de l'appel, la loi du 10 août 1981 est garante de la diversité culturelle mais aussi du maintien d'un réseau de librairies comptant plus de 2500 points de vente, qui assure “aux côtés du réseau de la lecture publique un accès au livre aisé et constitue un atout important pour l'aménagement du territoire et l'animation culturelle et commerciale des centre-villes”.


Le communiqué d'Hachette Livre
Les signataires de l'appel au 1er juillet

Dans 20 ans les librairies ?

Par ABF Aquitaine :: 24/06/2008 à 22:23 :: On en parle
'Internet et les nouvelles technologies modifient nos habitudes de lecture, même s'il semble pour l'instant que les structures traditionnelles de diffusion des écrits restent la norme : on continue à lire sur des supports papiers et à acheter nos livres dans des librairies ou dans des magasins type FNAC, éventuellement en grandes surfaces. Les nouveaux supports et les nouvelles tendances vont-ils conduire à une modification de ces structures, au fur et à mesure que les publics nés avec ces techniques représenteront la part la plus importante des lecteurs ?

Une récente enquête publiée par le journal professionel britannique The Bookseller tendrait à nous inciter à répondre par l'affirmative. Selon cette enquête, 44% des jeunes britanniques de la tranche d'âge 18-24 ans estiment que l'on ne se rendra plus dans une librairie pour acheter des livres d'ici à vingt ans. Ces mêmes 18-24 ans sont 28% à envisager l'utilisation d'un e-reader et 40% sont prêts à avoir recours au téléchargement de chapitre de livres.

(Source : Livres Hebdo)

Le grand chambardement de la Culture

Par ABF Aquitaine :: 08/06/2008 à 15:58 :: On en parle
Le 17 avril dernier, un communiqué du ministère de la culture et de la communication annonçait la réorganisation de celui-ci, dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP). À l’heure actuelle, la politique culturelle française laisse amplement à désirer : télévision publique menacée dans ses sources de financement, nécessité de revoir les lois relatives à la production du cinéma , régime des intermittents du spectacle toujours aussi précaire et attaqué, échecs successifs pour une législation satisfaisante au sujet des données culturelles sur Internet … Cette réorganisation du ministère va-t-elle permettre de mieux répondre aux défis actuels de la politique culturelle française ?


Le nouveau ministère

Cette restructuration, dont on ne connaît pour le moment que les grandes lignes, consiste essentiellement en une concentration accrue des services administratifs. Jusqu’ici, le ministère regroupait sept directions centrales, deux délégations générales ainsi que le Centre national du cinéma (CNC). À présent il ne sera plus que composé de trois directions générales (patrimoines, création et diffusion, médias et économie culturelle) et d’un secrétariat général, chargé de toutes les missions à caractère transversal et de la gestion budgétaire . L’organisation régionale héritée de l’effort de décentralisation des années 1970 (Directions régionales des affaires culturelles - DRAC) reste inchangée à ce jour. Voir sur le site du ministère le détail de ce nouvel organigramme et la charge de chacune de ces directions.

Cette restructuration colle au mieux aux programmes fixés par la mission Culture, dans le cadre de la Loi organique relative aux lois de finance (LOLF). En effet, trois programmes majeurs, spécifiques à ce ministère, ont été définis : les patrimoines, la création, la transmission des savoirs et la démocratisation de la culture. L’adéquation est donc parfaite entre les dénominations des trois nouvelles directions centrales et les objectifs fixés. Ainsi peut-on penser qu’il n’y a rien là que de légitime, voire judicieux. Mais on peut aussi se demander si ce n'est pas justement là le signe d'une refonte  précipitée, purement formelle. Qu’en est-il sur le fond ?


Une flagrante absence de perspective

Selon un directeur régional des affaires culturelles interrogé par mail, sur les fondements politiques de cette restructuration "le flou et les contradictions dominent". Ce qui frappe surtout de l’intérieur, c’est le manque de concertation et de perspective, ainsi que la rapidité avec laquelle tout ceci a été décidé puis annoncé. Domine l’impression qu’il y a un calendrier à tenir, qu’il faut boucler une refonte du ministère en un temps record, et que dans cette précipitation les critères économiques ont été plus entendus que les nécessités propres à la politique culturelle française. Certes les Entretiens de Valois ont eu un certain retentissement, mettant autour de la table les acteurs du spectacle vivant, professionnels, collectivités locales et représentants de l’État, afin de développer une politique nationale pour ce champ culturel. Mais outre le caractère circonscrit de ces entretiens, ils ont surtout permis, selon ce même directeur des affaires culturelles, de colmater des brèches, de temporiser en satisfaisant les corporations les plus expressives, et à Christine Albanel de se montrer proche des artistes pour asseoir sa légitimité. Là encore, une perspective et une vision globale de la politique culturelle font défaut.

Et pourtant, en matière de politique culturelle, c’est effectivement d’une vision que la France aurait besoin, d’un cap, incarné par un ministère fort. Si cette refonte des institutions n’est peut-être pas mauvaise (il est encore trop tôt pour le savoir), elle renvoie, selon Emmanuel Wallon, professeur de sociologie politique à l’université Paris-X interrogé par téléphone, l’administration à des problèmes d'organisation interne, au lieu de lui permettre de réfléchir aux actions à mener en direction du public et à son rôle stratégique dans un paysage culturel complexe. Les services du ministère ne savent plus comment travailler, le climat n’est pas assez stable pour pouvoir se concentrer sur des problématiques plus profondes, plus essentielles : mieux gérer le réseau décentralisé, assumer correctement un rôle de tutelle sur les établissements publics (théâtre, opéra, musées)... Pour lui, cette restructuration manque d’esprit de continuité, et ne s’appuie pas assez sur des bilans. Par exemple le rapport Rigaud de 1997 pour une refondation de la politique culturelle, qui avait conduit à la formation de la DAPA  et de la DMDTS  , avait déjà mis l’accent sur le cloisonnement des disciplines, le manque de transversalité. Mais trop de transversalité induit un manque de lisibilité, et cette nouvelle organisation s’est bientôt trouvée remise en cause. Qu'en sera-t-il de celle-ci ?


Un ministère renforcé dans ses missions, mais pour quoi faire ?

Il y a pourtant quelque chose ici de fondamental, dont on ne peut que se réjouir : le ministère de la Culture et de la communication existe encore. Il n’y a pas si longtemps en effet que courrait la rumeur d’un rapprochement avec le ministère de l’Éducation nationale, avec le risque de le voir disparaître, purement et simplement. Mieux : le réseau décentralisé des DRAC n’est pas entamé , alors que, comme le souligne Christine Albanel dans son discours du 17 avril , "le nombre de structures des services de l’État en régions passe de 35 à 8" . On peut également se féliciter, dans ce nouvel organigramme, d’une forte prise d’autorité du ministère sur les questions liées au numérique et à l’utilisation des nouveaux médias, notamment par l’intégration officielle de la Direction du développement des médias, jusqu’ici sous la tutelle du Premier ministre, qui sera englobée dans la nouvelle Direction générale du développement des médias et de l’économie culturelle.

Mais les véritables soucis du ministère de la Culture et de la Communication ne sont peut-être pas internes, et cette nouvelle organisation voulue par la RGPP n’y changera rien. Comment la Ministre de la culture et ses services pourraient-ils développer une politique culturelle ambitieuse et originale quand le président de la République tient à s’exprimer lui-même et de façon intempestive sur des dossiers qui relèvent de leur compétence directe ? On pense au financement de l’audiovisuel public, on pense au combat qu’il livre contre les nouvelles pratiques culturelles liées à Internet , avec tous les soupçons que ne manquent pas de créer en la matière ses rapports intimes avec de grands groupes de communication. Autre limite de taille : le ministère est devenu au fil des ans plus gros, plus lourd à gérer, avec des missions toujours plus variées et transversales, des besoins plus exigeants. Force est de constater que les moyens financiers ne lui sont pas donnés pour les mener à bien, au point que, comme l'avoue Christine Albanel, "nous sommes à la recherche de ressources extrabudgétaires pour pouvoir vraiment faire face aux besoins qui ont été listés par tous les experts et par le Parlement" .

Sans une politique culturelle visionnaire et affirmée, portant avec elle la cohérence entre discours, moyens et méthode, réconciliant dans un même mouvement de concertation les différentes strates de l’État, il n’y a pas grand-chose à attendre de cette restructuration. Si elle n’apporte peut-être rien de mal et conforte les structures existantes dans leur rôle, elle évite et ne fait que retarder une confrontation nécessaire au principaux défis de la politique culturelle française.


--
crédit photo : abragad / flickr.com
(source nonfiction.fr)

Avec Délidémo les livres viennent à vous

Par ABF Aquitaine :: 08/06/2008 à 15:56 :: On en parle

Si tu ne vas pas aux livres, les livres viendront à toi !

L'association Délidémo propose un service assez atypique dans les 12e et 20e arrondissements de Paris, le portage de livre à domicile.

Le service d'une bibliothèque à domicile

Fonctionnant comme une bibliothèque mais avec l'avantage de ne pas demander à ces adhérents de se déplacer jusqu'à elle, l'association offre un service gratuit. À destination essentiellement des personnes à mobilité réduite, à savoir les séniors et les handicapés, elle entend bien stimuler l'intellect avec les livres et favoriser l'échange avec la rencontre des bénévoles.

Échange et rencontre sont des points très importants de cette bien belle initiative. D'ailleurs à ce propos des « visites » sont régulièrement organisées. Durant celle-ci lecteurs et bénévoles discutent des livres qu'ils ont lus, de leurs souhaits de lectures, de leurs affinités avec certains auteurs et puis petit à petit de bien d'autres choses.

Des actions spéciales et variées

Au cours de certaines occasions, comme Lire en Fête, Le printemps de poètes ou le Salon du Livre de Paris, des actions spéciales sont organisées. Cela va de la lecture de texte ou de poésie aux débats littéraires en passant par des excursions au Salon du Livre, ou des rencontres avec des écrivains.

Ce service est pour l'instant très localisé mais aux vues de la popularité croissante de celui-ci, Délidémo envisage de l'étendre à d'autres arrondissements de la capitale. En effet, depuis sa création en 2005, 65 personnes bénéficient de ce service. Et sur la seule année 2007, 1 000 livres ont été portés à domicile, 309 « visites » ont eu lieu, 7 lectures ont été organisées, 4 personnes ont pu se rendre au Salon du Livre et trois clubs de lecture ont été créés.



Source : senioractu.com

ABF Aquitaine actus - Blog créé avec ZeBlog